Un programme pour… Changer les règles !

Les regles du jeux

Plus nous travaillons sur « les règles » et plus nous prenons conscience des besoins d’informations et d’accompagnement pour les femmes et les jeunes filles autour de cette thématique. Le tout combiné à de nombreux tabous et croyances limitantes. Et pour finir, souvent, une perte d’autonomie importante pour les femmes et les jeunes filles. C’est le cas dans presque tous les pays et particulièrement en Afrique.

C’est pour accompagner les femmes au quotidien qu’est né le programme « Changeons les règles » !

« Changeons les règles » est un programme multi-support et multi-acteur sur le cycle menstruel et l’hygiène menstruelle, qui vise à informer et accompagner les filles et les femmes quelque soit leur zone d’habitation et leur niveau d’alphabétisation.

  1. Le site internet dédié aux règles (couplé à la plateforme Yaay.sn)
  2. L’application mobile 
  3. L’application USSD 
  4. Les ateliers d’information avec Speak Up Africa (Gestion de l’hygiène menstruelle)
  5. La trousse « Mes premières règles » avec informations et produits (sains & durables) pour bien vivre ses premières règles.

L’ambition de ce programme est de révolutionner les règles en alliant actions de terrain et solutions d’information pour favoriser une autonomisation durable des femmes :

  • Accepter son corps et ne pas avoir honte de ses règles
  • Avoir une meilleure santé (hygiène adaptée et produits sains)
  • Avoir une meilleure scolarité (en diminuant l’absentéisme dû aux règles)
  • Avoir un emploi et pouvoir y rester (en diminuant l’absentéisme dû aux règles)
  • Accéder à une liberté économique plus grande (emploi et produits d’hygiène réutilisables)
  • Participer à la protection de l’environnement (produits d’hygiène eco-friendly)
  • Maîtriser sa sexualité et les grossesses
  • Faciliter l’égalité des genres
  • Améliorer la confiance et la dignité

Il ne s’agit pas uniquement de parler des 5 jours pas mois pendant lesquels les filles ont leurs règles mais de tout le cycle menstruel et des racines de l’inégalité homme/femme.

Un programme multi-support et multi-acteurs qui s’appui sur des partenariats forts et complémentaires afin de fournir des services complets, concrets, adaptés et avec un maximum d’impact.

Le programme est lancé au Sénégal en 2017 et sera étendu aux autres pays d’Afrique francophone en partenariat avec les acteurs de chaque pays à moyen terme.

La première distribution des Trousses Premières règles ApiAfrique a été effectuée en Août 2017 par Speak Up Africa lors du Girls Camp organisé par la Première Dame de Sierra Leone.

http://www.speakupafrica.org/news/2017/8/21/speak-up-africa-delivers-a-menstrual-hygiene-management-awareness-session-during-the-first-ladys-of-sierra-leone-fourth-girls-camp-in-freetown

Nos partenaires principaux sur ce programme :

Yaay.sn, la première plateforme de mamans connectées au Sénégal. Cette plateforme d’échange et de partage permet d’aider les femmes à assumer leur rôle parental tout en se donnant les moyens de leurs ambitions. Au départ un simple forum sur les réseaux sociaux, Yaay est aujourd’hui une communauté forte de 5000 membres et plus de 25000 fans, un site web, une chaîne youtube et des dizaines d’événements par an.

NEST clinique et réseau de professionnels médicaux autour de la mère et de l’enfant au Sénégal. Le Génycologue-obstétricien Dr Abdoulaye Diop est auteur du blog Toubib a Dakar, il est très très suivi sur les réseaux sociaux et aborde tous les thèmes sans tabou !

L’ONG Speak Up Africa avec son programme « Menstrues sans Tabou ». Spécialise de la communication et du plaidoyer sur différentes thématiques dont l’hygiène Menstruelle dans le cadre de leur mandat sur l’hygiène et l’assainissement.

Le début d’une belle collaboration !

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Together we can do great things

Et dire qu’a l’école, dans les médias… on nous incite à travailler seul et en compétition avec les autres… Pas facile de se débarrasser de cette idée, de cette façon de faire… c’est presque encré en nous…

Et pourtant qu’est ce qu’on y perd !  

«Tu peux faire ce que je ne peux pas faire. Je peux faire ce que tu ne peux pas faire. Ensemble, nous pouvons faire de grandes choses.» – Mère Teresa.

Plus les mois passsent et plus nous rencontrons des personnes incroyables ici au Sénégal. Des entrepreneurs, des associations, des artistes, des fondations, des ONG… Un véritable vivier de talents et d’acteurs du changement. Et la liste de ceux qui nous aimerions rencontrer est encore longue !
Ce sont ces rencontres qui nous donnent l’énergie et l’inspiration pour avancer et continuer à développer Apiafrique. Ce sont ces rencontres qui nous donnent des idées, de ces rencontres que naissent des collaborations, grâce à ces rencontres que nos rêves deviennent réalité. 

Tout ça ne ne se fait pas tout seul, ni même à deux… ça demande « une team » ! Et nous avons la chance d’avoir une équipe extraordinaire, au Sénégal et en France, avec laquelle c’est un plaisir de travailler chaque jour (merci internet) !

Serviettes hygiéniques ApiAfrique

Les serviettes hygiéniques ApiAfrique

Alors quelles nouvelles du côté d’ApiAfrique ?

  • Les produits ApiAfrique sont fabriqués au Sénégal, dans les environs de Mbour, par des jeunes femmes douées et motivées. Des serviettes hygiéniques et des couches lavables haut de gamme fabriquées au Sénégal !
  • Vous êtes de plus en plus nombreux à acheter ces produits et à revenir en acheter après les premiers tests,… pour vous, pour une amie, une soeur, une cousine, une nounou… c’est super ! Continuez !
  • Désormais 2 points de vente à Dakar :
    Nyara – liberté 3
    Keur Marie Ganaar – Mermoz

 

  • RDV à Dakar samedi 3 juin à la fete de Keur Marie Ganaar avec plein d’autres exposants : Déco, mode, bijoux, épicerie, cosmétique et restauration… Pas de Dakar Farmers Market ce mois-ci, voici donc l’évènement idéal pour faire vos petits cadeaux et vous équiper avant l’été ! Ce sera l’occasion de découvrir la nouvelle collection et les couches bébé seront enfin de retour dans toutes les tailles ! Vous êtes nombreux à les attendre alors n’hesitez pas à les reserver en nous envoyant un petit mail ou message whatsapp (77 831 2908).

 

Et ce n’est pas tout !

  •  Avec l’équipe de yaay.sn nous avons beaucoup travaillé et vous avons concocté plein de surprises… notamment  :
    • Un site internet dédié aux règles  + appli mobile (sortie officielle en septembre)
    • Une trousse « mes premières règles » pour bien vivre ses premières règles (pré-commandes ouvertes le vendredi 26 mai)
    • Une offre spéciale pour les collectivités et les ONG (Ateliers hygiène menstruelle, fourniture de kits de serviettes hygiéniques lavables, mesure d’impact…).
  • En juin nous commençons à travailler avec plusieurs reseaux de femmes et revendeurs. Si cela vous intéresse contactez nous ! Un bon moyen d’arrondir ses fins de mois et de rencontrer de nouvelles personnes.
  • En juin également vous aurez l’opportunité d’investir dans Apiafrique avec 1001 pact. Nous vous en dirons plus bientôt !

En attendant profitez bien du mois de Mai et rdv le 3 juin à Keur Marie Ganaar !

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A bientôt !

Un premier trimestre bien chargé !

 

Le premier trimestre 2017 a été bien chargé pour ApiAfrique, impossible de tout vous raconter en un article !

Voici quelques nouvelles :

  • Les couturières sont devenues de véritables expertes et nous sommes plus que fiers de nos couches et serviettes hygiéniques ApiAfrique.

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  • Présence au Dakar Farmers Market chaque premier samedi du mois et retours plus que positifs des premières ApiAfrique Women (si vous êtes l’une d’entre elles n’oubliez pas de répondre à notre petit questionnaire.
  • Causerie chez Nyara sur les alternatives durables aux produits d’hygiène féminins. Création de la fiche : la trousse Jangoma

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  • Présence au marché Dundal à Saly avec la formidable équipe de Beersheba
  • Nouvelle série de serviettes hygiéniques made in Sénégal avec un velour de coton pour encore plus de discrétion.
  • Nouveau produit : les lingettes démaquillantes !!!!
  • Premier point de vente à Dakar : le magasin Nyara (Liberté 3 entre Jet d’eau et commissariat), un lieu magique à découvrir !
  • Journée des droits de la femme avec les associations de femmes à Ndayane
  • Plein, plein de rencontres avec des femmes, des professionnels de la santé, des entrepreneurs, des ONGs
  • De très beaux partenariats en cours (on vous en dit plus bientôt) !

L’aventure ne fait que commencer !

A Bientôt !

Bienvenue à nos pionnières !

ApiAfrique facilite la vie des femmes avec des produits conçus POUR elles, PAR des femmes.
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Confortables, fiables, sains, économiques et… écofriendly, à la croisée des chemins entre la tradition et la modernité, les produits ApiAfrique sont également de véritables accessoires de mode.

Toutes les femmes du monde ont besoin de protections hygiéniques pendant leur vie, alors autant se faire plaisir !

Chez ApiAfrique, pas de tabou, plus on en parle, plus on trouve des solutions.

Si vous lisez cet article, vous êtes sans doute des pionniers/pionnières, Bienvenue !

C’est ensemble que nous allons pouvoir révolutionner l’hygiène féminine et le change des bébés. Programme ambitieux évidement mais passionnant !

Nous avons envie que ces produits s’adaptent à vos besoins, à vos envies… et qu’ils vous ressemblent, c’est pourquoi nous vous proposons les formulaires en ligne ci-dessous.

Vous avez déjà testé un des produits de notre gamme femme :
https://apiangel.typeform.com/to/ZJOg8w

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Serviettes ApiAfrique

 

Vous avez déjà testé un des produits de notre gamme bébé :
https://apiangel.typeform.com/to/c44HDf

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Vous n’avez pas encore testé les produits mais que vous les aimez déjà, nous avons besoin de vous aussi ! Laissez-nous vos coordonnées, idées, suggestions ici :
https://apiangel.typeform.com/to/bA1l3i

Vous souhaitez passer commande vous pouvez nous appeler ou completer ce formulaire : https://apiangel.typeform.com/to/wEURvx

Dans tous les cas, restons en contact :
http://www.apiafrique.com,
– Facebook
– téléphone/whatsapp 77 831 2908.

Prochains RDVs:

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Nous vous réservons beaucoup d’autres surprises en 2017 alors suivez nous de près !

L’équipe ApiAfrique

Lancement de la production : un voyage extraordinaire

Moi c’est Marianne. Je fais partie de l’équipe ApiAfrique et je suis principalement en charge de la partie technique : création des prototypes, sourcing des matières premières et formation des couturières.

Je suis de retour après deux semaines à transmettre mon savoir-faire au Sénégal, pays qui nourrit mon travail depuis un certain temps, mais où je me rendais pour la première fois.

Quelle agréable surprise cela a été !

Je partais parce qu’il fallait absolument finaliser sur le terrain la formation des couturières que j’avais été contrainte de faire à distance en juillet et parce qu’il fallait aussi les accompagner lors du lancement de la production. J’avais mis en place une organisation millimétrée pour que mes deux enfants soient gardés chaque jour en France, pour que tout le matériel nécessaire soit présent au Sénégal, pour avoir fini tout à temps, etc. Pas un instant je n’avais pris le temps de me réjouir du voyage qui m’attendait. Alors une fois là-bas, comment vous décrire le délice qui m’a surpris…

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J’aime voyager, j’ai gouté à l’Inde, la Nouvelle-Calédonie, le Maroc et l’Algérie, puis plus au nord au Canada et à la Norvège. Mais je ne m’attendais pas à trouver autant de douceur en Afrique de l’ouest. J’avais en tête certains quartiers de Paris grouillants d’épices et d’invectives et les voix fortes du Maghreb. J’ai trouvé un pays où personne ne crie, où chacun marche doucement, bienveillant et souriant, où la respiration s’apaise avec l’air qui se déplace à la lenteur des nuages, où la chaleur baigne les corps, où la terre et le sable vivent en liberté dans les villes comme ailleurs, où les baobabs trônent sans orgueil. Quel bonheur !

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Dans ce cadre serein j’ai pu travailler sans discontinuer, deux semaines durant, sachant que chaque jour était compté et que je ne savais pas quand je pourrais revenir. J’ai cherché à optimiser chaque minute et paradoxalement je n’étais ni dans la précipitation ni dans le stress. Et mes missions ont été à l’image de ce cadre idyllique : passionnantes ! 

Il a fallu une certaine souplesse pour s’adapter au rythme qui est en vigueur au Sénégal. L’humour et la patience ont été nécessaires dès le premier jour lorsqu’on a passé une demi-journée à attendre un mécanicien censé venir à l’aurore remettre en état notre carrosse. Mais une fois patienté le résultat était là et nous avons pu rouler sereinement pendant tout notre trajet dans une voiture suffisamment âgée pour que nous n’ayons pas peur de l’égratigner. Les voitures, voilà une digression dont je ne peux pas me retenir. À Dakar, comme à M’Bour on trouve de vieilles bagnoles cabossées et rafistolées, utilisées par les taxis en premier lieu, pour pouvoir conduire à leur guise ; côtoyant des 4×4 flambants neufs qui se multiplient en réaction à la multitude de dos-d ’ânes imprévisibles, et puis les ânes, les vrais, ou encore les chevaux, harnachés de carrioles, qui trottent au milieu des voitures, de jour comme de nuit. Sauf que la nuit, sans phares, on ne les voit pas, alors c’est encore plus déconcertant de les croiser ! Les piétons sont partout, au milieu des routes comme des autoroutes qui viennent d’ouvrir. Et puis les « cars rapides » ces bus multicolores, parés de noms de guides spirituels, de prières, et d’yeux écarquillés, dans lesquels on monte et on descend en route.

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Sur les routes il y a aussi toutes sortes d’animaux, des chiens sauvages, des vaches, des cochons et beaucoup de chèvres, qui m’aident à revenir à mes moutons !

J’étais venue pour finaliser la formation des couturières et lancer la production des protections féminines et couches lavables. J’ai commencé dans le premier atelier : celui des Mains Ouvertes : un centre de formation bien pensé, qui fonctionne à l’énergie solaire. Quatre jeunes filles m’attendaient : Fatou-Marie, Amy, Khady et Marianne, mon homonyme. J’ai vite réalisé que mes tutoriels vidéo de juillet et mes gammes de montages n’avaient pas été tellement utiles. Il fallait commencer quasiment à zéro. J’ai d’abord bataillé avec les machines, le matériel et découvert que même quand il était neuf, il n’était pas forcément en état de marche… Mon master en Insertion n’a pas été inutile pour trouver les ressources et la pédagogie nécessaires pour mettre en route ces quatre jeunes couturières tout juste sorties de formation. Ce qui est génial c’est que techniquement elles ont fait toutes les erreurs possibles et inimaginables et ce qui est encore plus génial c’est qu’elles ont appris de chacune d’elles et ne les ont pas reproduites ! On est donc parties de peu pour arriver en une dizaine de jours à un résultat impeccable. Et cela a été enthousiasmant autant pour elles que pour moi.

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Parallèlement nous avons signé un partenariat avec un deuxième atelier, lui aussi accolé à un centre de formation. Cela nous permet une certaine sécurité et une capacité de production plus importante. Et là on a expérimenté l’efficacité sénégalaise avec plaisir. Comme nous avions déjà fait toutes les étapes avec le premier atelier, ça a été extrêmement rapide à dupliquer. Et face à nous, nous avions des gens qui en voulaient et se donnaient les moyens. 

J’ai aussi découvert la pouponnière de M’Bour, sorte d’orphelinat, accueillant 180 enfants dont 80 bébés. Les équipes étaient souriantes et les enfants désireux de câlins à l’infini. Sur le plan technique cela m’a beaucoup apporté. On a pu tirer les conclusions de trois mois de tests avec nos couches laissées en juillet et faire des choix clairs concernant l’efficacité des différentes matières premières. On a aussi mieux compris leurs attentes. Et puis j’ai pu tester chaque taille de couche à tout plein de bébés de morphologies et de poids différents. Cela m’a permis d’affiner et d’améliorer encore mes patrons. Je leur souhaite de pouvoir bientôt avoir un stock suffisant de couches ApiAfrique et ainsi dire au revoir aux pénuries de couches et aux lits détrempés. Si tout va bien, ça ne devrait pas trop tarder.

Difficile de décrire notre emploi du temps tellement il était chargé. Disons que ça commençait à 8h30 et que quand les couturières finissaient à 17h, on enchainait jusqu’à 19h30 avec les rendez-vous, pour finir la soirée avec nos tableaux Excel et patrons à adapter. Si ce rythme a été tenable c’est qu’on logeait dans un endroit sublime : le Ben’tenier Hotel, Nature & Détente : des cases entourées de verdure, les nuits bercées par le bruit de l’océan et le matin accueilli par le chant des oiseaux et des coqs. Si je dois conseiller un lieu de ressourcement à quelqu’un, ce sera celui-ci !

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Nadine, qui gère ce lieu est vraiment une ressource inépuisable, elle nous a mis en relation avec de nombreux partenaires locaux, et porte parallèlement la création d’incroyables écoles maternelles publiques via l’association Tché Kanam .

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Difficile de s’arrêter tellement ce voyage a été riche.

Un conseil : allez voir de vous-même !

Et pourquoi pas, retrouver une partie de l’équipe : Marina et Abdoulaye qui s’installent là-bas à partir de la fin du mois pour porter le projet sur place au quotidien. Vous pourrez aussi profiter des savoureux « Bonnjouur Madaame » des enfants ravis de pouvoir pratiquer le français qu’ils apprennent à l’école.

Marianne

 

Sabine, innove au SenseCampus à Dakar !

Nous avons rencontré/travaillé plusieurs fois avec la communauté Makesense à Paris et à Dakar: dans des MOOC, devenir entrepreneur du changement, au Sensecube – Paris de Paris, lors de Holds up ou du Festival Zero Waste – Paris … Des équipes, jeunes, dynamiques, inspirées, talentueuses et partageuses… tout ce qu’on aime ! Alors quand Sabine nous a proposé de travailler avec des étudiants de leur nouveau programme Sensecampus – IAM – DAKAR, nous n’avons pas hésité.

Aujourd’hui nous vous proposons donc de faire la connaissance de Sabine Chevé, responsable pédagogique du SenseCampus à Dakar (la deuxième en partant de la gauche sur la photo ci-dessous)!

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Sabine, peux tu nous dire ce qui t’as poussé à faire ce que tu fais aujourd’hui,…quel a été le déclic ?

Quand on s’intéresse au développement durable et à l’engagement citoyen on rencontre très vite de belles personnes qui oeuvrent dans ce domaine!

D’associations en festival j’ai fini par rencontrer MakeSense, une communauté qui aide et fait la promotion de l’entreprenariat social via des évènements conviviaux (ateliers, projections, conférences), et j’ai voulu m’y investir.

Aujourd’hui on est une équipe de 5 personnes à développer un projet pilote au Sénégal « le SenseCampus ». Notre mission est de susciter l’esprit d’entreprise auprès de 900 étudiants et de leur donner les outils incontournables de l’entrepreneur grâce auxquels ils pourront contribuer à une société plus juste.

Le regard des autres sur toi a-t-il changé ?
C’est une activité ambitieuse et inspirante, mon entourage découvre petit à petit l’entreprenariat social et se laisse convaincre de cette manière positive de créer de la valeur. Il faut leur en parler avec beaucoup d’exemples et l’un de leur favori c’est ApiNapi!

Qu’est-ce qui te fait avancer dans la vie ?
Les gens qu’ils soient de mon entourage de toujours où de parfait inconnus, échanger avec les autres m’apprend beaucoup.

Aujourd’hui, quelle est ta vision, ton rêve ?
Un monde plus responsable et positif. Ce serait déjà chouette si ça commençait par la création d’entreprises sociales par nos étudiants du SenseCampus.

Quels sont vos besoins pour y arriver ?
Plus d’engagement et d’optimisme de tous les acteurs de la société

Quel message aimerais-tu faire passer autour de toi ?
« Le bonheur, c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles » c’est Gandhi qui le dit.

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La semaine dernière nous avons organisé une formation pour les professionnels du secteur agricole désireux de réaliser des projets à fort impact positif, il y a eu beaucoup d’échanges de pratiques et de galèrent et tous sont repartis avec des outils et la confiance nécessaire pour développer leurs idées. Jettez un oeil : SummerSchool « Entreprendre pour la sécurité alimentaire » !

Merci Sabine !

Suivez tous les évènements au Sensecampus sur Facebook !

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Grandir et réussir : à la découverte du centre de formation Magg Daan

Aujourd’hui nous souhaitons partager avec vous notre rencontre avec le centre de formation en couture Magg Daan, situé à Nianing. Un partenaire embarqué avec nous dans le projet ApiAfrique : le début d’une belle aventure qui promet de faire grandir chacun.

p1060634Magg Daan, c’est quoi et c’est qui?

Maag Daan, c’est avant tout une histoire de femmes. Trois à l’origine, puis deux, piliers essentiels du centre de formation couture de Nianing.

Magg Daan signifie “grandir et réussir” en wolof. C’est un centre de formation en couture créé en 2000 par trois femmes, Aida, Aminata et Fatou, qui se rencontrent lors de leur formation professionnelle au centre « Univers Couture » de Madame Camara à Mbour, de 1992 à 1996. Une formation exigeante, d’autant plus que les jeunes femmes doivent se soutenir et persévérer durant ces quatre ans sans apports financiers.

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La promo et le diplôme de 1996 (Aminata est tout en bas à gauche)

Fin 1999, trois ans après avoir obtenu leur diplôme et leur carte professionnelle, des « toubab » (blancs en wolof) proposent 7 machines à coudre à la Mairie de Malicounda (région de la Petite Côte) mais ils ignorent qu’il y a des couturières dans les environs. Aminata et ses deux amies saisissent l’occasion qui se présente à elles et se manifestent auprès de la mairie pour obtenir ces machines et ouvrir leur propre centre de couture : Magg Daan est né.

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Le bâtiment actuel délabré

Depuis son ouverture et sa première promotion de coutières (diplômées en 2004), le centre de formation a beaucoup évolué : les trois fondatrices sont devenues deux, Aida et Aminata, Fatou ayant déménagé en France en 2003 avec son mari. Des 5 élèves de la première année, Magg Daan est passé à 50 élèves par an, mais les capacités d’accueil n’ont pas suivi.

Les conditions de travail sont très difficiles : toutes les élèves sont dans une seule salle, cinq par machine, sans toilettes, dans un bâtiment délabré contruit sur un sol argileux, de mauvaise qualité.

 

Bien au delà de la couture, un accompagnement social

Le centre Magg Daan offre une formation et un avenir aux jeunes filles du village. Elles accueillent également les jeunes filles déscolarisées ou handicapées, une mission essentielle car le handicap est mal vu au Sénégal et les personnes porteuses de handicap n’ont souvent pas de perspectives d’avenir. A travers la couture, Aida et Aminata offrent un vrai métier polyvalent aux jeunes filles et leur permettent ainsi d’être autonomes.

Lors de notre visite, nous avons eu le plaisir de rencontrer deux anciennes élèves du centre Magg Daan, Odile et Catherine Diouf, deux soeurs.

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Catherine Diouf

Catherine est particulièrement reconnaissante à Aida et Aminata de lui avoir donné la possibilité de se former et de l’avoir soutenue malgré son handicap. Elle se souvient encore de leur première réaction : « Tu n’as pas de jambes, mais cela ne signifie pas que tu ne peux pas avancer ! ».

Aujourd’hui Catherine coud sur commande à domicile avec sa propre machine, elle a gagné son autonomie grâce à cette formation.

Quel avenir pour Magg Daan ?

A chaque rentrée, de nombreuses jeunes filles demandent à intégrer le centre de formation, mais Aida et Aminata n’ont tout simplement pas les moyens matériels de toutes les accueillir : une sélection est donc obligatoire. Par manque de machines, tout est fait à la main la première année (patrons, points, coupe, etc).

Des rêves et de l’ambition pour le développement de Magg Daan, Aida et Aminata n’en manquent pas ! Elles aimeraient avant tout :

  • Placer les filles qui sortent de l’école pour qu’elles soient toutes autonomes,
  • Aider leurs anciennes élèves à monter leurs propres centres dans le pays et les accompagner davantage,
  • Un nouveau bâtiment : avec 3 salles de classe (une par niveau), un atelier, une boutique, un bureau, des toilettes, un espace cuisine/cantine,
  • Du matériel: actuellement cinq élèves par machine, l’idéal serait de deux par machine,
  • Du personnel : pour former et encadrer les jeunes filles.

Nous souhaitons par ce projet aider Aminata et Aida à reconstruire leur centre pour pouvoir développer ensemble ApiAfrique, une activité pérenne de fabrication de produits d’hygiène réutilisables pour femmes et bébés. Elles pourront ainsi embaucher des jeunes coutières formées dans le centre, dégager des revenus pour mieux se développer… et promouvoir en parallèle la réduction des déchets et l’autonomie des femmes via les couches et les serviettes fabriquées !

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Rencontre avec Seynabou, co-fondatrice de Yaay !

Un jour, « par hasard », je suis tombée sur la page Facebook de Yaay. Intriguée par le nom (yaay = maman en wolof) et le super visuel, j’ai eu envie  d’en savoir plus. J’ai exploré le site, la page FB… et « liké » la page pour suivre leur activité.

yaay.sn, la communauté des mamans sénégalaises

Mascotte du site yaay.sn

Plusieurs mois plus tard en préparant le voyage ApiAfrique de juillet j’ai repensé à Yaay et mon intuition m’a dit que ce voyage était l’occasion de rencontrer la personne derrière ce nom.

Et… mon intuition ne m’a pas trompé ! Seynabou Thiam, la co-fondatrice de Yaay, en plus d’être une femme incroyable, est une adepte des couches lavables ! Bref, le courant est passé tout de suite et nous nous sommes rencontrées en juillet à Dakar.

rencontre yaay.sn et ApiAfrique.com

rencontre yaay.sn et ApiAfrique.com

Nous avons bien sure mille idées pour travailler ensemble et un beau partenariat est en train de voir le jour mais cela fera l’objet d’un autre article un peu plus tard.

Aujourd’hui nous allons commencer par vous présenter Seynabou et la communauté Yaay !

Mais alors, Yaay,  qu’est ce que c’est ?

Site pour les mamans sénégalaises

Site pour les mamans sénégalaises

Et bien, comme toutes les mamans, Yaay est multitâches et a plusieurs bras :

  • Une communauté de près de 4000 membres
  • Une fan page de plus de 20 000 fans
  • Un site Internet alimenté par ses membres
 et des experts
  • Un chaine You tube avec des dizaines de vidéos
  • Des rencontres toutes l’année
  • 
Une méga rencontre familiale annuelle

Yaay propose des services afin d’améliorer la qualité de vie des femmes sénégalaises via le digital.

Grâce à leurs actions, Seynabou et son équipe ont été premières lauréates du Prix de l’Entrepreunariat Numérique Féminin by Orange en 2015 et la communauté Yaay ne cesse de grandir !

 

Laissons maintenant la parole à Seynabou :

Qu’est-ce qui t’as poussé à faire ce que tu fais aujourd’hui, quel a été le déclic ?

Tout a commencé avec la grossesse de Hadja, Cofondatrice de Yaay en 2013 et le constat d’un manque d’information pour les mamans au Sénégal. Ayant acquis des habitudes du fait de nos aventures à l’étranger, la recherche des mots clés liés au quotidien d’une maman au Sénégal ne rapportait rien et renvoyait vers les sites occidentaux riches certes mais peu pertinents par rapport à beaucoup de spécificités locales.

On a décidé de créer une plateforme permettant cet échange et depuis quelques temps des services à valeur ajoutée.

Le regard des autres sur vous a-t-il changé ?

Heuuuu….oui un peu. On nous prend souvent pour des annuaires (lollll) mais c’est compliqué de répondre à cela, mais on reçoit beaucoup d’encouragements qui nous motivent à aller de l’avant. Je vous invite à lire cet article d’une de nos Yaays (mamans): Yaay nene est un medicament

 

Qu’est-ce qui te fait avancer dans la vie ?

L’innovation!

La réalisation de nouvelles choses chaque jour

La multitude de personnes que nous croisons

Surtout la satisfaction des gens pour le service rendu!

 

Aujourd’hui, quelle est votre vision, votre rêve ?

Toute une structure dédiée à ce que nous accomplissons déjà au quotidien avec l’appui de nos partenaires. Toucher encore plus de mamans et devenir le compagnon de ces femmes au quotidien.

 

Quels sont vos besoins pour y arriver ?

Du financement!!! Comme toutes les start up et du mentoring pour nous permettre de lever la tête du guidon et agrandir notre réseau de partenaires

 

Quel message aimeriez-vous faire passer autour de vous ?

Yaay nous a amené dans le digital. Nous apprenons chaque jour en nous remettent  perpétuellement en question. Soyez acteur de votre propre vie et de l’évolution de votre environnement , osez prendre des risques (mesurés bien sur)

Merci Seynabou !

 

Pour en savoir plus sur Yaay, c’est par ici :

Yaay.sn le site

Yaay.sn Facebook

Yaay.sn YouTube

Téléchargez l’application mobile Yaay, le blog!

Derrière Yaay, c’est aussi Nelamservices.com, une super agence, une super équipe et plein de beau projets !

Un projet c’est aussi rassembler et réunir

J’ai des idées (beaucoup d’idées…), de l’énergie et le petit grain de folie qu’il faut pour se lancer, mais une idée sans personne pour la réaliser ça reste… une idée !

Il y a des idées qu’on peut réaliser seul et d’autres pour lesquelles il faut être plusieurs… et être bien entouré.

ApiAfrique a commencé à germer en 2011. Jeanne-Aurélie et moi  venions de lancer notre première entreprise sociale ApiNapi et étions encore sous l’eau mais l’idée à continué à faire son chemin et nous avons demandé à Marianne (Association Association Graine pour De-main), créatrice et couturière de travailler sur des prototypes. Nous avons commencé des tests, nous avons fait des collectes pour des pouponnières…. en mars 2015 nous avons suivi le MOOC HEC Devenir Entrepreneur du changement et travaillé d’arrache pied pendant 8 semaines sur cette fameuse idée. Depuis nous n’avons plus jamais arrêté ! Nous nous sommes rapprochés de Makesense avec qui nous avons organisé plusieurs « hold-up », et avons déjà des étudiantes de la Senseschool à Dakar qui planchent sur le marketing.

Un an plus tard le projet a énormément avancé: nous avons trouvé nos premiers partenaires et sommes prêts à attaquer la phase pilote au Sénégal.

Et pour aller vraiment loin nous avons décidé de nous faire accompagner et nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons été sélectionnés pour l’incubateur de Start up HEC et pour le programme Programme Antropia Scale up de l’ESSEC !

Par ailleurs la collecte sur le site HelloAsso bat son plein pour financer une partie de la phase pilote. C’est maintenant que nous avons besoin de vous : https://www.helloasso.com/associations/graine-pour-de-main/collectes/amorcage-du-projet-apiafrique

ApiAfrique c’est avant tout une aventure collective !

Merci à tous !

Marina

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La solution ApiAfrique, phase pilote !

Le projet ApiAfrique que nous avions en tête depuis si longtemps à commencé à prendre forme en mars 2015. Depuis il ne nous a plus quitté et nous emmène chaque jour bien plus loin que prévu. Après une année de développement intense, le projet ApiAfrique est prêt à entrer dans sa phase pilote et nous pouvons enfin vous inviter à participer à l’aventure !

Pour participer au financement c’est ici Welcome !

Le projet

L’idée a commencé à germer dès 2011, au gré de nos séjours familiaux à Dakar. Les tas de couches jetables jonchant les routes et les plages nous ont poussées à agir pour trouver une solution ! Fortes de notre expérience au sein d’ApiNapi et de l’association Graine pour de-main (anciennement Graine de Couche), nous lançons donc notre nouveau bébé:  ApiAfrique!

Après plusieurs mois de tests, d’étude de marché, de rencontres, nous avons nos prototypes, des partenariats avec 2 ateliers de fabrication locaux, nos premiers clients et sommes prêtes à démarrer le pilote ! Nous préparons, avec Frapadocun web-documentaire pour partager nos aventures, faire connaitre les solutions durables et mettre en valeur tous nos partenaires !

Concrètement, ApiAfrique c’est :

– une filière de fabrication de produits réutilisables innovants au Sénégal (couches lavables modernes et serviettes hygiéniques en particulier),

– des emplois locaux, en privilégiant les femmes,

– des matières premières ouest africaines,

– un impact sur l’environnement grâce à la réduction des déchets,

– un impact sur l’autonomie des femmes et des jeunes filles sénégalaises grâce à des produits d’hygiène performants

Notre défi : passer directement aux serviettes hygiéniques et aux couches réutilisables modernes…en évitant au maximum la case « jetable » ! Tout comme une grande partie de l’Afrique est passée de l’absence de téléphone au téléphone portable ou de l’absence d’électricité à l’électricité solaire.

A quel besoin répond ce projet ?

Aujourd’hui l’Afrique se retrouve submergée par les déchets, en particulier plastiques, qui défigurent les paysages, découragent les touristes, posent des problèmes de santé pour les hommes et les animaux, et jouent un rôle important dans le phénomène de réchauffement climatique.

Les couches et serviettes hygiéniques jetables mettent en moyenne 400 ans à se biodégrader. Leur arrivée sur le marché africain est catastrophique d’un point de vue environnemental.

La collecte et la gestion de ces déchets est évidemment primordiale, mais l’accent doit être mis en amont sur la prévention. Un déchet non produit n’aura pas à être collecté ni traité. Il est donc important de proposer des alternatives réutilisables.

Les produits d’hygiène de première nécessité sont encore très peu accessibles aux femmes et à leurs bébés.

Deux types de problèmes majeurs se posent :

–         santé publique : les matières fécales des bébés ne sont pas suffisamment isolées.

–         autonomie : pour les femmes et les jeunes filles. Beaucoup d’entre elles manquent l’école ou ne peuvent pas poursuivre leur activité économique pendant leurs règles par manque de protections hygiéniques fiables. Voir, par exemple l’étude de l’ONU Femmes: http://wsscc.org/wp-content/uploads/2015/09/Louga-Etude-FR-LoRes.pdf.

 

A quoi servira l’argent collecté ?

Vos dons serviront à :

– financer la formation des couturières au Sénégal,

– leur procurer des machines de bonne qualité,

– acheter les matières premières,

– débuter le tournage du web-documentaire,

– avancer les frais liés au lancement du pilote (juridiques, administratifs…)

 


Notre équipe

Marianne VARALE

Costumière reconvertie dans la conception et la fabrication de couches lavables, elle est salariée et membre fondateur de l’association Graine-pour-de-main. Curieuse, réfléchie, éprise de justice et d’équité elle s’intéresse de prêt à l’insertion et a décidé de replonger dans les études cette année pour approfondir sa connaissance de l’économie sociale et solidaire. Elle est en charge de la conception des prototypes, du sourcing et de la formation.

 

Marina GNING

Co-fondatrice de la société ApiNapi, partageuse, créative, passionnée par les découvertes et les alternatives durables à nos modes de vie. Des idées et de l’énergie, elle est en charge de la mise en place du projet, de la recherche de partenaires, du suivi sur place et de la commercialisation.

 

Jeanne-Aurélie DELAUNAY

Co-fondatrice de la société ApiNapi, toujours prête à découvrir de nouveaux horizons et relever de nouveaux défis. Pragmatique, elle est en charge des demandes de subventions, du conseil aux collectivités, du suivi du web-documentaire et de la distribution des produits ApiAfrique en France.

 

Abdoulaye GNING

Il s’intéresse à l’histoire et à la politique, intègre et exigeant il aime le travail en équipe, a le contact facile et est méticuleux. Responsable de projet Business intelligence, d’origine sénégalaise en France depuis 20 ans, il est en charge du suivi financier et des mesures d’impacts.

 

Suivez ApiAfrique sur Facebook : https://www.facebook.com/apiafrique/ 

Pour participer au financement : http://www.helloasso.com/associations/graine-pour-de-main/collectes/amorcage-du-projet-apiafrique

 

Merci !!!