Sabine, innove au SenseCampus à Dakar !

Nous avons rencontré/travaillé plusieurs fois avec la communauté Makesense à Paris et à Dakar: dans des MOOC, devenir entrepreneur du changement, au Sensecube – Paris de Paris, lors de Holds up ou du Festival Zero Waste – Paris … Des équipes, jeunes, dynamiques, inspirées, talentueuses et partageuses… tout ce qu’on aime ! Alors quand Sabine nous a proposé de travailler avec des étudiants de leur nouveau programme Sensecampus – IAM – DAKAR, nous n’avons pas hésité.

Aujourd’hui nous vous proposons donc de faire la connaissance de Sabine Chevé, responsable pédagogique du SenseCampus à Dakar (la deuxième en partant de la gauche sur la photo ci-dessous)!

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Sabine, peux tu nous dire ce qui t’as poussé à faire ce que tu fais aujourd’hui,…quel a été le déclic ?

Quand on s’intéresse au développement durable et à l’engagement citoyen on rencontre très vite de belles personnes qui oeuvrent dans ce domaine!

D’associations en festival j’ai fini par rencontrer MakeSense, une communauté qui aide et fait la promotion de l’entreprenariat social via des évènements conviviaux (ateliers, projections, conférences), et j’ai voulu m’y investir.

Aujourd’hui on est une équipe de 5 personnes à développer un projet pilote au Sénégal « le SenseCampus ». Notre mission est de susciter l’esprit d’entreprise auprès de 900 étudiants et de leur donner les outils incontournables de l’entrepreneur grâce auxquels ils pourront contribuer à une société plus juste.

Le regard des autres sur toi a-t-il changé ?
C’est une activité ambitieuse et inspirante, mon entourage découvre petit à petit l’entreprenariat social et se laisse convaincre de cette manière positive de créer de la valeur. Il faut leur en parler avec beaucoup d’exemples et l’un de leur favori c’est ApiNapi!

Qu’est-ce qui te fait avancer dans la vie ?
Les gens qu’ils soient de mon entourage de toujours où de parfait inconnus, échanger avec les autres m’apprend beaucoup.

Aujourd’hui, quelle est ta vision, ton rêve ?
Un monde plus responsable et positif. Ce serait déjà chouette si ça commençait par la création d’entreprises sociales par nos étudiants du SenseCampus.

Quels sont vos besoins pour y arriver ?
Plus d’engagement et d’optimisme de tous les acteurs de la société

Quel message aimerais-tu faire passer autour de toi ?
« Le bonheur, c’est lorsque vos actes sont en accord avec vos paroles » c’est Gandhi qui le dit.

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La semaine dernière nous avons organisé une formation pour les professionnels du secteur agricole désireux de réaliser des projets à fort impact positif, il y a eu beaucoup d’échanges de pratiques et de galèrent et tous sont repartis avec des outils et la confiance nécessaire pour développer leurs idées. Jettez un oeil : SummerSchool « Entreprendre pour la sécurité alimentaire » !

Merci Sabine !

Suivez tous les évènements au Sensecampus sur Facebook !

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Grandir et réussir : à la découverte du centre de formation Magg Daan

Aujourd’hui nous souhaitons partager avec vous notre rencontre avec le centre de formation en couture Magg Daan, situé à Nianing. Un partenaire embarqué avec nous dans le projet ApiAfrique : le début d’une belle aventure qui promet de faire grandir chacun.

p1060634Magg Daan, c’est quoi et c’est qui?

Maag Daan, c’est avant tout une histoire de femmes. Trois à l’origine, puis deux, piliers essentiels du centre de formation couture de Nianing.

Magg Daan signifie “grandir et réussir” en wolof. C’est un centre de formation en couture créé en 2000 par trois femmes, Aida, Aminata et Fatou, qui se rencontrent lors de leur formation professionnelle au centre « Univers Couture » de Madame Camara à Mbour, de 1992 à 1996. Une formation exigeante, d’autant plus que les jeunes femmes doivent se soutenir et persévérer durant ces quatre ans sans apports financiers.

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La promo et le diplôme de 1996 (Aminata est tout en bas à gauche)

Fin 1999, trois ans après avoir obtenu leur diplôme et leur carte professionnelle, des « toubab » (blancs en wolof) proposent 7 machines à coudre à la Mairie de Malicounda (région de la Petite Côte) mais ils ignorent qu’il y a des couturières dans les environs. Aminata et ses deux amies saisissent l’occasion qui se présente à elles et se manifestent auprès de la mairie pour obtenir ces machines et ouvrir leur propre centre de couture : Magg Daan est né.

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Le bâtiment actuel délabré

Depuis son ouverture et sa première promotion de coutières (diplômées en 2004), le centre de formation a beaucoup évolué : les trois fondatrices sont devenues deux, Aida et Aminata, Fatou ayant déménagé en France en 2003 avec son mari. Des 5 élèves de la première année, Magg Daan est passé à 50 élèves par an, mais les capacités d’accueil n’ont pas suivi.

Les conditions de travail sont très difficiles : toutes les élèves sont dans une seule salle, cinq par machine, sans toilettes, dans un bâtiment délabré contruit sur un sol argileux, de mauvaise qualité.

 

Bien au delà de la couture, un accompagnement social

Le centre Magg Daan offre une formation et un avenir aux jeunes filles du village. Elles accueillent également les jeunes filles déscolarisées ou handicapées, une mission essentielle car le handicap est mal vu au Sénégal et les personnes porteuses de handicap n’ont souvent pas de perspectives d’avenir. A travers la couture, Aida et Aminata offrent un vrai métier polyvalent aux jeunes filles et leur permettent ainsi d’être autonomes.

Lors de notre visite, nous avons eu le plaisir de rencontrer deux anciennes élèves du centre Magg Daan, Odile et Catherine Diouf, deux soeurs.

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Catherine Diouf

Catherine est particulièrement reconnaissante à Aida et Aminata de lui avoir donné la possibilité de se former et de l’avoir soutenue malgré son handicap. Elle se souvient encore de leur première réaction : « Tu n’as pas de jambes, mais cela ne signifie pas que tu ne peux pas avancer ! ».

Aujourd’hui Catherine coud sur commande à domicile avec sa propre machine, elle a gagné son autonomie grâce à cette formation.

Quel avenir pour Magg Daan ?

A chaque rentrée, de nombreuses jeunes filles demandent à intégrer le centre de formation, mais Aida et Aminata n’ont tout simplement pas les moyens matériels de toutes les accueillir : une sélection est donc obligatoire. Par manque de machines, tout est fait à la main la première année (patrons, points, coupe, etc).

Des rêves et de l’ambition pour le développement de Magg Daan, Aida et Aminata n’en manquent pas ! Elles aimeraient avant tout :

  • Placer les filles qui sortent de l’école pour qu’elles soient toutes autonomes,
  • Aider leurs anciennes élèves à monter leurs propres centres dans le pays et les accompagner davantage,
  • Un nouveau bâtiment : avec 3 salles de classe (une par niveau), un atelier, une boutique, un bureau, des toilettes, un espace cuisine/cantine,
  • Du matériel: actuellement cinq élèves par machine, l’idéal serait de deux par machine,
  • Du personnel : pour former et encadrer les jeunes filles.

Nous souhaitons par ce projet aider Aminata et Aida à reconstruire leur centre pour pouvoir développer ensemble ApiAfrique, une activité pérenne de fabrication de produits d’hygiène réutilisables pour femmes et bébés. Elles pourront ainsi embaucher des jeunes coutières formées dans le centre, dégager des revenus pour mieux se développer… et promouvoir en parallèle la réduction des déchets et l’autonomie des femmes via les couches et les serviettes fabriquées !

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Rencontre avec Seynabou, co-fondatrice de Yaay !

Un jour, « par hasard », je suis tombée sur la page Facebook de Yaay. Intriguée par le nom (yaay = maman en wolof) et le super visuel, j’ai eu envie  d’en savoir plus. J’ai exploré le site, la page FB… et « liké » la page pour suivre leur activité.

yaay.sn, la communauté des mamans sénégalaises

Mascotte du site yaay.sn

Plusieurs mois plus tard en préparant le voyage ApiAfrique de juillet j’ai repensé à Yaay et mon intuition m’a dit que ce voyage était l’occasion de rencontrer la personne derrière ce nom.

Et… mon intuition ne m’a pas trompé ! Seynabou Thiam, la co-fondatrice de Yaay, en plus d’être une femme incroyable, est une adepte des couches lavables ! Bref, le courant est passé tout de suite et nous nous sommes rencontrées en juillet à Dakar.

rencontre yaay.sn et ApiAfrique.com

rencontre yaay.sn et ApiAfrique.com

Nous avons bien sure mille idées pour travailler ensemble et un beau partenariat est en train de voir le jour mais cela fera l’objet d’un autre article un peu plus tard.

Aujourd’hui nous allons commencer par vous présenter Seynabou et la communauté Yaay !

Mais alors, Yaay,  qu’est ce que c’est ?

Site pour les mamans sénégalaises

Site pour les mamans sénégalaises

Et bien, comme toutes les mamans, Yaay est multitâches et a plusieurs bras :

  • Une communauté de près de 4000 membres
  • Une fan page de plus de 20 000 fans
  • Un site Internet alimenté par ses membres
 et des experts
  • Un chaine You tube avec des dizaines de vidéos
  • Des rencontres toutes l’année
  • 
Une méga rencontre familiale annuelle

Yaay propose des services afin d’améliorer la qualité de vie des femmes sénégalaises via le digital.

Grâce à leurs actions, Seynabou et son équipe ont été premières lauréates du Prix de l’Entrepreunariat Numérique Féminin by Orange en 2015 et la communauté Yaay ne cesse de grandir !

 

Laissons maintenant la parole à Seynabou :

Qu’est-ce qui t’as poussé à faire ce que tu fais aujourd’hui, quel a été le déclic ?

Tout a commencé avec la grossesse de Hadja, Cofondatrice de Yaay en 2013 et le constat d’un manque d’information pour les mamans au Sénégal. Ayant acquis des habitudes du fait de nos aventures à l’étranger, la recherche des mots clés liés au quotidien d’une maman au Sénégal ne rapportait rien et renvoyait vers les sites occidentaux riches certes mais peu pertinents par rapport à beaucoup de spécificités locales.

On a décidé de créer une plateforme permettant cet échange et depuis quelques temps des services à valeur ajoutée.

Le regard des autres sur vous a-t-il changé ?

Heuuuu….oui un peu. On nous prend souvent pour des annuaires (lollll) mais c’est compliqué de répondre à cela, mais on reçoit beaucoup d’encouragements qui nous motivent à aller de l’avant. Je vous invite à lire cet article d’une de nos Yaays (mamans): Yaay nene est un medicament

 

Qu’est-ce qui te fait avancer dans la vie ?

L’innovation!

La réalisation de nouvelles choses chaque jour

La multitude de personnes que nous croisons

Surtout la satisfaction des gens pour le service rendu!

 

Aujourd’hui, quelle est votre vision, votre rêve ?

Toute une structure dédiée à ce que nous accomplissons déjà au quotidien avec l’appui de nos partenaires. Toucher encore plus de mamans et devenir le compagnon de ces femmes au quotidien.

 

Quels sont vos besoins pour y arriver ?

Du financement!!! Comme toutes les start up et du mentoring pour nous permettre de lever la tête du guidon et agrandir notre réseau de partenaires

 

Quel message aimeriez-vous faire passer autour de vous ?

Yaay nous a amené dans le digital. Nous apprenons chaque jour en nous remettent  perpétuellement en question. Soyez acteur de votre propre vie et de l’évolution de votre environnement , osez prendre des risques (mesurés bien sur)

Merci Seynabou !

 

Pour en savoir plus sur Yaay, c’est par ici :

Yaay.sn le site

Yaay.sn Facebook

Yaay.sn YouTube

Téléchargez l’application mobile Yaay, le blog!

Derrière Yaay, c’est aussi Nelamservices.com, une super agence, une super équipe et plein de beau projets !